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Un peu d’histoire

Au XIII ième siècle avant J.C. la fauconnerie était pratiquée par les Hittites, quant à la chasse au vol, on admet que cette pratique trouve son origine parmi les cavaliers des steppes sud-asiatiques au cours du deuxième millénaire avant J.C.
En Europe, c’est en 448 que Mérovée vainqueur d’Attila en 451 a mis pour la première fois la fauconnerie à l’honneur en France.

En 501, le roi Bourgonde, ancêtre des Bourguignons, édicte la loi dite « Gambette ». Elle prévoit que celui qui s’aviserait de dérober un autour aurait le choix entre 2 punitions : soit se laisser prélever six onces de chair sur la poitrine pour nourrir l’oiseau, soit payer au seigneur propriétaire six sols d’amende.
C’est entre le 9 ième et le 10 ième siècle que les maures apportent la fauconnerie en Espagne.

En Angleterre, c’est en 1066 que le célèbre fauconnier William Humphrey tint la charge de fauconnier du roi d’Angleterre. Depuis cette date et jusqu’au règne de la reine Victoria (1819-1901), c’est la dynastie Humphrey qui tint cette charge. Son descendant et homonyme, William Humphrey, comptait lors de sa mort en 1964, à 80 ans, parmi les plus célèbres fauconniers de Grande-Bretagne.
Toujours en Angleterre, Henri III sort en 1327 le décret  qui punit de mort le rapt d’un faucon. Celui qui s’empare d’une aire, pour dénicher un jeune, est condamné à un an et un jour de prison sévère.

Quelques années plus tard, en France Charles VI roi de France, édicte un décret que seuls les nobles auraient droit de pratiquer la fauconnerie.
C’est Charles VI qui créera en 1406  la charge de « Grand Fauconnier de France ». Depuis lors et jusqu’à la Révolution française, tous les rois de France, jusqu’à Louis XVI, eurent leur Grand Fauconnier.

En Allemagne, c’est en 1735 que Clemens August, archevêque et prince de Cologne, créa l’ordre allemand de fauconnerie, l’ancêtre de l’actuel « Deutcher Falken Orden ». Il fut bien évidemment le premier Grand Maître, avant, bien avant, le maréchal Hermann Goering qui porta le même titre avant la deuxième Guerre mondiale.

L’année 1748 verra le début du déclin de la fauconnerie en France, concurrencée qu’elle était par la vénerie, mais surtout en raison de l’apparition des escopettes, des mousquets, puis les premiers fusils de chasse, pour la chasse à tir.

La fauconnerie reçoit ses lettres de noblesse en Belgique pour la première fois 1839 avec l’active protection de Guillaume III, roi des Pays-Bas, qui monta le célèbre Club de Loo qui regroupera des gentlemen anglais, hollandais et belges, tous passionnés de fauconnerie. La fauconnerie se composait de 22 faucons dits « de fondation », et des 22 faucons de l’équipage royal belge. Les 2 fauconniers-maîtres qui servaient le club étaient Adrien et Carl Mollen de Walkensuaard

Plus récemment, c’est en 1950 que l’insémination artificielle sera pratiquée pour la première fois avec succès en Allemagne et aux Etats-Unis.
Et en 1972 est décidée la protection totale des rapaces en voie de disparition avec pour corollaire l’interdiction de les dénicher, de les détenir et de les transporter. La Belgique voit la création de l’association national « Club Marie de Bourgogne ».

En 1976 s’ouvre la première conférence internationale de fauconnerie à Abu Dhabi.

Et pour terminer :  le 16 novembre 2010 L’UNESCO a inscrit la fauconnerie comme Patrimoine Culturel Immatériel de l’humanité.

 

 

« C’est alors qu’un sifflement croissant domina le bruit. Une masse grise tomba comme un projectile et claqua contre un canard, l’abattant à terre dans un panache de plumes… Je courus jusqu’au canard abattu et pris son corps dans mes mains ; il était massif, il était mort… Je regardais vers le ciel, et là, en haut, volait en cercle le chasseur puissant, à peine un point dans les nuages. Abasourdi, je compris qu’il y avait un être supérieur à tous ceux que j’avais imaginés, rapide pour piquer comme la foudre, fort pour briser d’un coup le vol d’un canard sauvage. Seul, immobile, j’acceptai avec humilité le présent que la nature venait de m’offrir, ignorant qu’à des millénaires, un chasseur du lointain néolithique avait reçu en pareilles circonstances l’inspiration qui lui fit concevoir le plus noble et le plus incroyable des arts de la chasse : la fauconnerie. »

Felix Rodriguez de la Fuente, un des plus grands fauconniers du XXème siècle